Ginette était tranquille. Elle était retraitée, ses enfants casés, encore en bonne santé, avait un peu d’argent, et son appartement payé. Elle allait pouvoir prendre du temps pour elle, faire comme ses amies et ses voisines. Le veuvage lui pesait, mais c’était la vie. Elle avait un petit chien, qu’elle surnommait Foufou, et l’emmenait partout. Elle venait juste de faire ses courses, quand un jeune – étranger de surcroît – la bouscula, manquant de renverser son chien. Ginette l’apostropha, lui faisant la morale, lui disant que c’était un voyou, un malpoli, un inutile. Le jeune fut surpris mais ne s’en laissa pas conter, et lui dit : « Et toi, tu sers à quoi toi ? Va mourir, maladie ! »
Ginette rentra chez elle, chamboulée, excédée. Il avait bien raison, le télévangélique américain qu’elle regardait souvent à la télé, le monde était pourri, c’était la faute aux jeunes, aux drogués et aux étrangers. Pourtant, une phrase refusait de quitter son esprit, elle tournait en boucle, lui apportant tristesse, colère et réflexion : « et toi, tu sers à quoi ? » Elle se remémora tout ce qu’elle avait fait ces derniers mois : la croisière en chansons, les soirées mots croisés, la messe, les thés, la télé, et Foufou, son miam-miam, son caca, ses poipoils qu’il laissait partout, oh le voyou !
« Et toi, tu sers à quoi ? » La question tarauda tellement Ginette qu’elle alla en parler à son curé. Un petit jeune comme ils en faisaient maintenant, avec le col romain et un iPhone, un peu mélange des genres, mais bon… Il l’accueillit avec patience, gentillesse et écoute, mais sans condescendance. Il ne lui livra pas de prophétie sur les jeunes et la fin du monde. Il lui dit que peut-être, à travers ce jeune, Dieu lui avait parlé, et qu’elle devrait relire et méditer Matthieu 25. Ce que Ginette a fait.
Elle a eu un grand choc. Bien sûr, elle avait eu une vie honnête, fait de son mieux. Mais quand, se demanda-t-elle, avait-elle nourri l’affamé, abreuvé l’assoiffé, vêtu qui était nu, accueilli l’étranger, visité le malade et le prisonnier ? Elle qui pensait être une « bonne chrétienne », est-ce que le Christ à la fin des temps n’allait pas la rejeter ? Est-ce qu’elle allait vraiment passer les dix, vingt ou trente ans à venir à balader son chien, regarder TF1 et dire du mal des jeunes, même si ça faisait du bien ?
Retrouvez la suite la semaine prochaine…

















super texte,
à méditer,
ce matin, à la messe, un jeune prêtre nous a dit :
« DIEU répond toujours à nos prières, mais pas toujours de la façon dont nous l’espérons »
moi aussi je me suis longtemps posé la question « à quoi tu sers? ». Je passais mes nuits à pleurer, j’ai fait une grave dépression… mais, c’est alors que je me sentais profondément nulle, inutile, que Jésus Christ a fait son apparition dans ma vie! Au tout début de ma conversion, tandis que je me suis plongée dans les évangiles, je trouvais ce Jésus formidable, mais il ne pouvait pas aimer quelqu’un comme moi (fainéante, menteuse)… C’est alors que j’ai sauté sous le métro de Marseille et je n’ai eu qu’une dizaine de points au genou et à la tête. J’ai compris combien, nulle que j’étais, j’étais profondément aimée et c’est comme si Jésus me disait à moi aussi, comme à la femme adultère: « va, moi non plus je ne te condamne pas, va et ne pêche plus. ». J’ai alors changé de vie… Je prie quotidiennement, j’ai beaucoup de frères en Christ… je demande à Dieu de me faire progresser en amour chaque jour, oui j’ai besoin de son esprit Saint pour apprendre à aimer au delà des apparences… aimer ses ennemis, prier pour ceux qui me persécutent (st Luc 6, 27-29)… je suis bien sur pècheresse, mais j’ai une confiance infinie en la miséricorde de Dieu alors je ne juge pas les personnes que je rencontre parce que je ne connais pas leur vie intérieure et surtout je sais combien elles sont aimées de Dieu, la source de l’Amour.
Merci de ce témoignage petitAtome (j’aime beaucoup ce pseudo), je pense que la suite du papier devrait vous plaire… Oui, on peut changer de vie et trouver le pardon à tout moment, quel que soit son parcours, quel que soit le poids de son passé, des péchés commis comme subis, qui parfois se confondent… Je suis toujours estomaqué par l’exemple de soeur Emmanuel qui a été obligée d’attendre la retraite pour faire ce à quoi elle se sentait appelée. Même si nous n’avons pas tous ni sa vocation, ni sa longévité, elle est un exemple frappant de ce que l’on n’est jamais vraiment condamné à juste s’arrêter et attendre la fin… J’attends une « Pentecôte sur les Vieux » qui verra des personnes consacrer leur retraite à évangéliser, à témoigner et à servir, à l’échelle de ce qui se vit auprès des jeunes depuis quelques années !
oui que le feu du St Esprit brule le cœur de toutes les personnes âgées qui ont du temps à donner pour Dieu et pour évangéliser!
le renouveau de l’église va s’opérer par la seule grâce du St Esprit sans qui nous serions perdus! mais comme nous l’a promis le christ: « tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirais mon église, et les puissances du mal ne l’emporteront pas sur elle. »
donc confiance… et prière…
mon pseudo… hum… je suis tout simplement un petit atome du corps du Christ et je me sens en profonde communion avec mes frères. J’ai aussi eu la chance d’expérimenter l’Universalité de l’Église aux J.M.J de Cologne en 2005!!! WOAW… le monde entier (nous étions 195 pays) réunis dans un stade pour la messe. Les drapeaux de tous ces pays… la joie et les chants, mais aussi le silence et le recueillement. J’ai réalisé que nous lisions les mêmes textes de la Bible quotidiennement ainsi nous sommes en communion… Je ne suis pas française mais citoyenne du Royaume des Cieux et mon cœur et mon âme appartiennent à Jésus Christ mon Sauveur.
merci pour votre témoignage et votre FOI qui nous portent et nous encouragent vers la voie de JESUS CHRIST