Jésus leur dit : « Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura plus jamais soif. » Jean, 6-35
Lundi 26 nov 2012

J’ose le Mariage !

© Etanchermasoif.com, tous droits réservés

Le Mariage est un vaste sujet d’actualité qui est en train de perdre tout son sens, alors j’ose… J’ose dépasser la limite des caractères autorisés, j’ose me plonger dans ce sujet épineux, j’ose vous parler du mariage sous un regard chrétien, m’étant moi-même marié cet été.

Beaucoup de personnes souhaitent se marier et beaucoup d’autres se marient sans chercher le sens profond du mariage ; un coup de foudre, une passion amoureuse, est-ce là le véritable Amour qui mène au mariage ?

Si je devais vous définir le mariage, je dirais ceci :
Le mariage est l’offrande de la vie d’un homme à une femme et de la vie d’une femme à un homme pour s’aimer mutuellement quoi qu’il en coûte, et qui a pour vocation première de participer pleinement au Mystère de la création par le don de soi, faisant de l’homme et la femme des co-créateurs de la vie à travers un amour partagé, consenti et discerné.

L’amour est trop souvent banalisé et vulgarisé par les médias, les clichés, les fictions, et l’image que l’on s’en fait,… On idéalise, on fantasme, on se forge une fausse image de l’Amour.

Selon Saint Paul, « L’Amour trouve sa joie dans ce qui est Vrai » (1 Co 13,6)

Une fiction est-elle une vérité ?… Un coup de foudre, une passion, le cœur qui bat très vite, les jambes qui tremblent, sont généralement les signes d’un amour jeune, fougueux et intrépide mais qui manque encore de réflexion. On peut donc se faire piéger en restant bloqué sur cette fausse image et on oublie de fait, que l’Amour ne se limite pas à un « coup de cœur » pouvant être dangereux s’il n’est pas discerné.

Il y a de fait des amours qui passent, mais l’Amour dont nous parle Saint Paul, et que je m’aventurerai à synthétiser dans la suite sous l’expression « Amour vrai », ne passe pas, même dans ce que l’on appelle vulgairement la « routine ».

Alors qu’est-ce qu’un Amour vrai ?
Cela revient en soi à se poser la question, qu’est-ce que la vérité ? Cette question même que posait jadis Ponce Pilate à Jésus avant sa crucifixion.
La réponse est donnée dans l’évangile de Saint Jean : « Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jn 14,6).

Sachant que le Père, le Fils (Jésus), et le Saint Esprit ne forment qu’une personne en Dieu, la vérité est en soi-même le mystère de la pleine connaissance de Dieu (connaissance qui ne peut être pleinement acquise par l’homme du fait de sa finitude, cf. docte ignorance).
Si donc la vérité est la pleine connaissance de Dieu, ce Dieu de Miséricorde qui s’est offert par le Fils pour nous, alors ô combien il convient d’affirmer que la source de tout « Amour vrai » est Dieu.

Le discernement de l’Amour vrai est donc de chercher à savoir si ce qui nous lie à notre moitié vient de Dieu ou s’il vient de notre pleine liberté de choisir en fonction de critères qui nous sont propres et subjectifs au monde moderne qui nous entoure.
Chercher l’Amour vrai revient donc à faire abstraction de nos critères pour s’abandonner avec confiance en Dieu, ce qui demande bien souvent un véritable combat intérieur.
Saint Thomas d’Aquin disait : « on peut haïr la vérité, dans la mesure où elle nous empêche de poursuivre ce que l’on aime : on refuse toute forme de règle, de loi… on en vient à préférer l’ignorance ou même l’erreur » (Somme Théo. Traité des passions, la haine).
Le discernement est donc essentiel car il conduit à ne pas commettre d’erreur.

Aussi, avant de chercher le mariage, il est important de chercher Dieu car chercher Dieu c’est chercher la Vérité et la source de l’Amour vrai.
En plaçant ainsi notre confiance en Dieu, Il saura nous éclairer sur notre vocation et nous orienter vers la meilleure moitié qui soit pour nous, tel un Père qui prend soin de ses enfants :
« Si donc, vous, qui êtes mauvais, savez donner à vos enfants de bonnes choses, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ? » (Jn 7, 11 et Lc 11,11-13)

Le mariage n’est donc pas qu’une simple union, c’est une union sacrée où Dieu pleinement Amour est en son centre.

C’est une alliance entre un homme et une femme où Dieu accorde la grâce aux époux de rentrer pleinement dans le Mystère de la création.
« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous,[…] » (Gen 1, 1-31)

Et enfin c’est une vocation, car on ne se marie pas simplement parce qu’on s’aime mais on se marie pour s’aimer.

Sujet bateau(x)


Bon alors comme nous avons eu droit à un printemps pourri, qui semble se poursuivre, je me disais qu’on pourrait faire venir l’été en en parlant, parler des vacances qui arrivent quand même pour bientôt. Mais comment éviter un sujet bateau sur le thème de l’été ? Eh bien en assumant. A savoir en faisant un vrai sujet bateaux. C’est un peu dis moi quel bateau tu prends je te dirai qui tu es :

♦ Croisière s’amuse :
Est-ce que vous êtes plutôt du genre pépère et tranquille, en mode senior, forfait tout compris, soirée disco avec ? L’équipage s’occupe de tout, vous n’avez plus qu’à vous laisser faire, Isaac Washnington vient vous préparer votre cocktail. Mais est-ce que vous prendrez le temps de méditer sur le pont face à un coucher de soleil ?

♦ Paquebot :
Ou alors ferez-vous le choix de l’économie, en voyageant au milieu des containers ? Ce sera certes une traversée pour petit budget, mais pas vraiment poétique.
Cela révèle chez vous peut-être une forme d’austérité. Bon du moment que vous ne passez pas tout le voyage enfermé dans votre cabine, sans voir personne…

♦ Yacht :
Si vous en avez les moyens, ce sera peut-être les vacances bling bling, du genre St Tropez, là où on en met plein la vue et où l’on regarde les autres de haut. Finalement c’est là aussi où l’on ne navigue jamais puisque l’on reste à quai pour briller, se faire mousser et montrer que l’on existe Mais n’allez-vous pas finir par vous sentir très seul dans votre cage dorée sur les flots ? J’espère qu’un événement pourra vous faire à nouveau toucher terre.

♦ Voilier :
Alors là c’est l’aventure. Que ce soit en cabotage ou pour une longue traversée, vous aimez le risque, vous vous laissez porter, vous vous adaptez aux conditions météo. Je vous admire, vous êtes capable d’attendre pendant des heures que le vent se lève. Vous savez être patient, et cette qualité est bien précieuse dans notre monde.

♦ Pédalo :
Adepte de la simplicité, vous n’aimez pas particulièrement le risque. Tongs et maillot sont vos seuls bagages. En même temps, si vous avancez c’est au prix de vos efforts. Même si vous allez simplement d’un bout à l’autre de la plage, vous profitez de la traversée, vous prenez le temps, vous pouvez saluer les nageurs, et faire des rencontres pour un prochain apéro. Vous révélez le Patrick Chirac qui sommeille en vous.

On entend souvent dire que c’est le voyage, la traversée qui compte. Je ne suis pas tout à fait d’accord. L’arrivée, l’objectif sont également fondamentaux.
Quel que soit le bateau que l’on choisit, on peut prendre du temps pour soi, pour les autres, pour Dieu. Alors c’est certes plus compliqué selon que l’on est sur un voilier ou sur le bateau de la croisière s’amuse. Peut-être que le moment sera propice pour faire le point et se recentrer sur ce qui compte dans notre vie. Il y a peut-être des activités à abandonner, ou d’autres à commencer. Prendre le temps de s’écouter, de faire le plein d’énergie, de belles rencontres, de joie, pour ne pas se croire insubmersible et sombrer comme le Titanic pendant l’année.

Et vous, comment allez-vous traverser l’été ? Quel bateau allez-vous prendre ?

PS : Ce billet est également à retrouver sur le Blog Notes de Radio Notre-Dame.

Avec l’Inquisition pour les nuls, toutes vos réponses à Inquisitio !

La série Inquisitio vous interpelle ? Vous met très mal à l’aise ? Vous titille ? C’est normal.

Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer. Saturnin Napator va vous venir en aide !

Voici donc un site dédié à la question de l’Inquisition, pour répondre à toutes vos questions, même celles que vous n’avez jamais osé poser.

Vous découvrirez que non, Catherine de Sienne n’est pas une sainte machiavélique, capable de toutes les perfidies, que l’Inquisition ne poursuivait pas les Juifs, ni ceux qui avaient les cheveux roux(!), ni encore ne disposait d’un bras armé… etc.

A visiter de toute urgence !

www.linquisitionpourlesnuls.com

Le crucifix

Par Alphonse de Lamartine

Toi que j’ai recueilli sur sa bouche expirante
Avec son dernier souffle et son dernier adieu,
Symbole deux fois saint, don d’une main mourante,
Image de mon Dieu !

Que de pleurs ont coulé sur tes pieds, que j’adore,
Depuis l’heure sacrée où, du sein d’un martyr,
Dans mes tremblantes mains tu passas, tiède encore
De son dernier soupir !

Les saints flambeaux jetaient une dernière flamme ;
Le prêtre murmurait ces doux chants de la mort,
Pareils aux chants plaintifs que murmure une femme
A l’enfant qui s’endort.

…………………………………………….

De son pieux espoir son front gardait la trace,
Et sur ses traits, frappés d’une auguste beauté,
La douleur fugitive avait empreint sa grâce,
La mort sa majesté.

Le vent qui caressait sa tête échevelée
Et montrait tour à tour ou me voilait ses traits,
Comme l’on voit flotter sur un blanc mausolée
L’ombre des noirs cyprès.

Un de ses bras pendait de la funèbre couche,
L’autre, languissamment replié sur son cœur,
Semblait chercher encore et presser sur sa bouche
L’image du Sauveur.

Ses lèvres s’entr’ouvraient pour l’embrasser encore,
Mais son âme avait fui dans ce divin baiser,
Comme un léger parfum que la flamme dévore
Avant de l’embraser.

Maintenant tout dormait sur sa bouche glacée,
Le souffle se taisait dans son sein endormi,
Et sur l’œil sans regard la paupière affaissée
Retombait à demi.

Et moi, debout, saisi d’une terreur secrète,
Je n’osais m’approcher de ce reste adoré,
Comme si du trépas la majesté muette
L’eût déjà consacré.

Je n’osais!… mais le prêtre entendit mon silence,
Et, de ses doigts glacés prenant le crucifix :
« Voilà le souvenir, et voilà l’espérance :
Emportez-les, mon fils! »

Oui, tu me resteras, ô funèbre héritage !
Sept fois depuis ce jour l’arbre que j’ai planté
Sur sa tombe sans nom a changé son feuillage :
Tu ne m’as pas quitté.

Placé près de ce cœur, hélas! où tout s’efface,
Tu l’as contre le temps défendu de l’oubli,
Et mes yeux, goutte à goutte, ont imprimé leur trace
Sur l’ivoire amolli.

O dernier confident de l’âme qui s’envole,
Viens, reste sur mon cœur ! parle encore, et dis-moi
Ce qu’elle te disait quand sa faible parole
N’arrivait plus qu’à toi.

A cette heure douteuse où l’âme recueillie,
Se cachant sous le voile épaissi sur nos yeux,
Hors de nos sens glacés pas à pas se replie,
Sourde aux derniers adieux ;

Alors qu’entre la vie et la mort incertaine,
Comme un fruit par son poids détaché du rameau,
Notre âme est suspendue et tremble à chaque haleine
Sur la nuit du tombeau ;

Quand des chants, des sanglots la confuse harmonie
N’éveille déjà plus notre esprit endormi,
Aux lèvres du mourant collé dans l’agonie,
Comme un dernier ami ;

Pour éclaircir l’horreur de cet étroit passage,
Pour relever vers Dieu son regard abattu,
Divin consolateur, dont nous baisons l’image,
Réponds ! Que lui dis-tu ?

Tu sais, tu sais mourir ! et tes larmes divines,
Dans cette nuit terrible où tu prias en vain,
De l’olivier sacré baignèrent les racines
Du soir jusqu’au matin !

De la croix, où ton œil sonda ce grand mystère,
Tu vis ta mère en pleurs et la nature en deuil ;
Tu laissas comme nous tes amis sur la terre,
Et ton corps au cercueil !

Au nom de cette mort, que ma faiblesse obtienne
De rendre sur ton sein ce douloureux soupir :
Quand mon heure viendra, souviens-toi de la tienne,
O toi qui sais mourir !

Je chercherai la place où sa bouche expirante
Exhala sur tes pieds l’irrévocable adieu,
Et son âme viendra guider mon âme errante
Au sein du même Dieu !

Ah ! puisse, puisse alors sur ma funèbre couche,
Triste et calme à la fois, comme un ange éploré,
Une figure en deuil recueillir sur ma bouche
L’héritage sacré !

Soutiens ses derniers pas, charme sa dernière heure,
Et, gage consacré d’espérance et d’amour,
De celui qui s’éloigne à celui qui demeure
Passe ainsi tour à tour !

Jusqu’au jour où, des morts perçant la voûte sombre,
Une voix dans le ciel, les appelant sept fois,
Ensemble éveillera ceux qui dormaient à l’ombre
De l’éternelle croix !

Jésus sur mes chemins

Ce matin, des signes de Dieu, légers qui m’interpellent toujours, dans ma recherche encore incertaine, un monsieur qui sifflait… J’écoute, je reconnais l’air : « Michael est de retour, alleluia ! » C’était Rika Zarai qui chantait cette chanson je crois, il y a bien longtemps, quand j’étais plus jeune.

Chanson d’amour, mais ce qui m’a fait du bien, dans la grisaille du matin aussi à Paris today, c’est tout d’abord que le monsieur sifflait juste, et c’est rare… et parce que le mot « Alleluia » résonnait dans ma tête, car je connaissais les paroles. C’était comme un message en morse, à décrypter, pour moi et ceux qui le pouvaient, un léger sourire pour le matin. Après, dans le bus, je cherche une place assise, et j’en vois une près d’un autre monsieur, d’origine africaine, que je croyais avoir déjà vu, mais je n’en étais pas sûre.

A un moment, j’ai vu qu’il tenait ses deux mains ouvertes sur ses genoux et qu’il fermait les yeux. Priait-il ? Je le crois. Allah ou Jésus. Et je me suis souvenu que je l’avais déjà vu prier mais avec une Bible dans les mains. J’ai pensé lui faire un signe, mais je ne l’ai pas fait, il faut parfois intérioriser. Mais le plus drôle, c’est que en m’asseyant, j’ai allumé mon téléphone pour écouter la radio avec mes écouteurs, et le haut parleur était mis… Oups, il faut éteindre vite, mais un mot a eu le temps de se faire entendre, c’était « prier », car j’étais sur le canal de Radio Notre Dame que j’écoute presque tous les matins, ainsi que Fréquence protestante, quand ils émettent sur le même canal, c’est fou quand j’y pense !

Il est descendu du métro et il a été remplacé par une jeune femme aussi africaine, il me semblait aussi l’avoir déjà vue, un jour, et qu’on avait échangé sur la religion, sur la foi, catholique pour elle.  Et en effet, elle a sorti un carnet, et puis elle l’a ouvert, et j’ai vu une image de Marie, la mère de Jésus, la Vierge…  et des textes qu’elle lisait recueillie ! Et je me suis dit : « moi qui ai tant de mal à prier ! ».

Je ne lui ai rien dit du tout, j’ai essayé de me recueillir, et ce que je voudrais dire, ce matin, merci Seigneur, pour tout ces signes ! En écrivant cela j’en ai les larmes aux yeux.

T’as pensé à Dieu ?

Dis-moi, l’internaute, j’ai une question pour toi : tu te plains d’avoir des soucis, des problèmes, des emmerdes, mais est-ce que tu as pensé à Dieu ? Est-ce que tu lui as au moins demandé son avis ? Il n’arrête pas de te dire : « demande, et tu recevras ! ». Alors, tu le lui demandes, oui ou zut ?

La plupart du temps, on croit qu’il n’existe pas, que la prière de demande ça ne marche pas, et tout, et tout… Pire : que ce que tu lui demandes, c’est la lune. Tu entends ? La LUNE. Alors demander la lune à Dieu, c’est quand-même vachement osé, lui qui a créé le ciel, la Terre et l’univers tout entier. Imagine !

Tu veux quoi, au juste ? Une guérison. Oui, Il peut le faire. Un miracle ? Oui, ça peut le faire. Un sursis pour ton loyer ? Ca, c’est fastoche. Un bac pour ton cancre de fils ? Pas plus compliqué non plus !

Ne crois pas qu’il t’en veut, que tu n’es pas assez « bien », que tu as trop péché comme tu le dis souvent. Persévère et non pas Père sévère ! Non, Jésus ne se remettra pas sur la Croix, il te l’a déjà donnée, sa vie. Et par amour, en prime. Avec notre grande copine la miséricorde.

Allez, n’attends plus, je te donne son numéro pour le joindre, puisque tu me le demandes : 0820 366 312. Essaye, tu verras, ça marche 24h/24.

Comme deux bébés dans le ventre de leur mère

Dans le ventre de leur mère, deux bébés discutent. L’un est croyant l’autre non. Il s’ensuit la discussion suivante :

-Bébé non croyant : Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?
-Bébé non (encore) croyant : Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Et nous sommes juste ici pour devenir forts et prêts pour ce qui nous attend après.
- Bébé non encore croyant : Tout ça c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement. Est-ce que tu peux t’imaginer toi, à quoi une telle vie pourrait ressembler ?
- Bébé croyant : Eh bien, je ne connais pas tous les détails. Mais là-bas il y aura beaucoup de lumière, beaucoup de joie. Et par exemple là-bas on va manger avec notre bouche.
- Bébé non encore croyant : Mais c’est du n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Et de cette autre vie, il n’y a encore eu aucun revenant. La vie se termine tout simplement par l’accouchement.
- Bébé croyant : Non ! Je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler mais dans tous les cas nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.
- Bébé non encore croyant : Maman ? Tu crois en maman !? Et où se trouve-t-elle ?
- Bébé croyant : Mais elle est partout ! Elle est autour de nous ! Grâce à elle nous vivons, et sans elle nous ne sommes rien. Elle veille sur nous à chaque instant.
- Bébé non encore croyant : C’est absurde ! Tu l’as déjà vue toi ? Moi non plus ! C’est donc évident qu’elle n’existe pas. Et puis, si elle existait vraiment, pourquoi ne se manifeste-t-elle pas ?
- Bébé croyant : Eh bien, je ne suis pas d’accord. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante… sentir quand elle caresse notre monde… Je suis certain que notre vraie vie ne commence qu’après l’accouchement.
- Bébé non encore croyant : Moi je suis surtout convaincu qu’après l’accouchement il n’y a rien. Cela est tout simplement irrationnel et je n’en démordrais pas !

Parfois, nous sommes comme ces deux bébés dans le ventre de leur mère. Certains d’entre nous doutent de l’existence de Dieu, d’autres non. L’accouchement représente en quelque sorte une petite mort. Après l’accouchement, nous pourrons enfin voir cette personne invisible qui prend soin de nous sans qu’on puisse la voir, qui nous nourrit par son cordon ombilical, nous abreuve d’amour et de joie, parce que nous sommes dans l’obscurité. De même, on se demande souvent s’il y a une vie après la mort. Et si la mort était en fait le début de la vraie vie avec Dieu ?

Fais-moi entrer en Terre Promise

Seigneur,

Comme les Hébreux passés par le désert, me voici en face de ma Terre Promise.

C’est une vocation, un rôle, un lieu. C’est ma place dans la vie, un corps et un visage. C’est des atouts certains, des tares, et une histoire. C’est là où Tu m’attends surtout, pas ailleurs, mais ici, pas ce pays-là, mais celui-ci.

Seigneur, Tu m’as promis ton aide, pour entrer en pleine possession de ma Terre Promise. Pas de celle du voisin, celle d’à côté, une autre. La mienne, et la mienne seule, encore pleine d’ennemis à vaincre, de cités à conquérir, de Jourdain à franchir.

Donne-moi le courage d’entrer en pleine possession de mon héritage, d’oser être moi-même, pas un autre, oui, ici, en ma Vie Promise, celle où je pourrai enfin être libre, O mon Dieu, pour T’aimer, Toi qui m’offres la vie, ma vie, Ta Vie Promise.

O mon Dieu, oui, fais-moi entrer en Terre Promise.

.

Image publiée par Guillaume Baviere sous licence Creative Commons à l’adresse http://www.flickr.com/photos/84554176@N00/5634988923/

.

Car le Père veut qu’on s’aime.

Je suis comme tous les pères. Je veux que mes enfants s’aiment.

Quels que soient leurs disputes, leurs torgnoles, leurs coups de pute. Malgré les différences, les jalousies, bouderies. Même s’il est arrivé que ça se termine par des points de suture. Je veux que mes enfants s’aiment.

Je ne souffre jamais tant que quand j’ai l’impression qu’il pourrait arriver, un jour, qu’ils se séparent. Oui, la chair de ma chair, je veux pour eux l’amour, l’entente, et l’amitié. Et je voudrais qu’entre eux, quoi qu’il arrive, il y ait toujours pardon, et porte ouverte, bras ouverts pour chialer ensemble, ou prendre des cuites ensemble même, je m’en cogne, je veux qu’on s’aime.

Parce qu’on n’est jamais tant déchiré que lorsque ceux qu’on aime se déchirent, alors, oui, putain, dans mon cœur de père, je veux qu’on s’aime.

Et comment, très cher frère, pourrais-tu faire plaisir à Dieu en haïssant l’un quelconque de ses enfants ? Alors, des grappes entières ? Les rouges, les noirs, les gays, les musulmans ? Comment dans ta caboche de frère, tu peux t’imaginer un seul instant que racisme, rejet, et haine, provoquent autre chose que des larmes dans le cœur de Dieu ? Tu ne vois pas que le Christ en croix paye aussi pour ça, tous tes « les… sont comme ça ? » Quand-même.

Oui, Dieu veut que l’on s’aime. Et chaque fois, quelle que soit la cause, qu’on s’éloigne de ça, on fait plaisir au diviseur. Mais sûrement pas au Père.

Car le Père veut qu’on s’aime.

.

Image publiée sous licence Creative Commons à l’adresse : http://www.flickr.com/photos/good_day/12218404/in/photostream/ par Ken Douglas.

.

Il y a un temps pour tout

Tout ce qui se produit dans le monde arrive en son temps. Il y a un temps pour naître et un temps pour mourir ; un temps pour planter et un temps pour arracher les plantes ; un temps pour tuer et un temps pour soigner les blessures ; un temps pour démolir et un temps pour construire.

Il y a un temps pour pleurer et un temps pour rire ; un temps pour gémir et un temps pour danser. Il y a un temps pour jeter des pierres et un temps pour les ramasser. Il y a un temps pour donner des baisers et un temps pour refuser d’en donner.

Il y a un temps pour chercher et un temps pour perdre ; un temps pour conserver et un temps pour jeter ; un temps pour déchirer et un temps pour coudre. Il y a un temps pour se taire et un temps pour parler. Il y a un temps pour aimer et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre et un temps pour la paix.

Quel profit celui qui travaille retire-t-il de sa peine ? J’ai considéré les occupations que Dieu a imposées aux humains. Dieu a établi pour chaque événement le moment qui convient. Il nous a aussi donné le désir de connaître à la fois le passé et l’avenir. Pourtant nous ne parvenons pas à connaître l’œuvre de Dieu dans sa totalité. J’en ai conclu qu’il n’y a rien de mieux pour les humains que d’éprouver du plaisir et de vivre dans le bien-être.

Lorsqu’un homme mange, boit et jouit des résultats de son travail, c’est un don de Dieu. J’ai compris que tout ce que Dieu fait existe pour toujours ; il n’y a rien à y ajouter ni rien à en retrancher. Dieu agit de telle sorte que les humains reconnaissent son autorité. Ce qui arrive maintenant, comme ce qui arrivera plus tard, s’est déjà produit dans le passé. Dieu fait que les événements se répètent.

Tiré du livre de l’Ecclésiaste (dans la Bible) chap 3.

 Page 1 of 20  1  2  3  4  5 » ...  Last » 

Derniers sujets

J’ose le Mariage !

J’ose le Mariage !

Le Mariage est un vaste sujet d’actualité qui est en train de perdre tout son sens, alors j’ose… J’ose [Lire la suite]

Sujet bateau(x)

Sujet bateau(x)

Bon alors comme nous avons eu droit à un printemps pourri, qui semble se poursuivre, je me disais qu’on pourrait [Lire la suite]

Avec l’Inquisition pour les nuls, toutes vos réponses à Inquisitio !

Avec l’Inquisition pour les nuls, toutes vos réponses à Inquisitio !

La série Inquisitio vous interpelle ? Vous met très mal à l’aise ? Vous titille ? C’est normal. Ne vous [Lire la suite]

Le crucifix

Le crucifix

Par Alphonse de Lamartine Toi que j’ai recueilli sur sa bouche expirante Avec son dernier souffle et son dernier [Lire la suite]

Jésus sur mes chemins

Jésus sur mes chemins

Ce matin, des signes de Dieu, légers qui m’interpellent toujours, dans ma recherche encore incertaine, un monsieur [Lire la suite]